La tête vide : l'insaisissable vérité, Raymond Guérin 
Mise en scène : Gilles Chabrier

Je suis sorti ravi et troublé de la belle et surprenante adaptation du roman de Raymond Guérin. Par sa mise en scène judicieuse, Gilles Chabrier prolonge et donne corps et chair à l'étonnante écriture de l'auteur. Il entraîne la faim de savoir dans une spirale où naît la poésie, seule capable de réconcilier ombre et lumière . Nous spectateurs, comme dans une chambre noire recevons l'image inversée de l'interprétation que se font les protagonistes de la réalité, voyons et ressentons les parts d'ombre et d'incertitudes qui les agissent à leurs dépens. Un spectacle diablement malin...

Les coups de coeur de Monsieur Guy. Studio Théâtre / France Inter

Eric challier, Muriel Coadou, Frédéric Hulné et Nathalie Ortega se livrent à une énigmatique danse de mort avec une grande finesse, des montées violentes, de belles images sur ce plateau qui se couvre d'eau sans qu'on y prenne garde, où un grand et bel acteur nu vient s'étendre à la fin du spectacle.

Edith Rappoport. Le Monde.fr

La prédominance du visuel, les sons qui emplissent la scène et les jeux de lumières froides créent une atmosphère réellement hypnotisante. La mise en scène de Gilles Chabrier, moderne, décalée et pleine de sensualité, fait émerger la sombre tension sexuelle qui habite les protagonistes. Elle porte la pièce et lui insuffle une sensorialité forte.

Anne Clause. Rue du Théâtre

(...) Deux corps enlacés , deux corps raides aux tempes brûlées , enveloppés dans une bâche plastique (…) Le spectacle procède par une accumulation de torsion comme autant d'indices. Le traitement vidéo et le dispositif scénique créent un huit clos propice aux fantasmes ...

Jean-Pierre Thibaudat. Rue 89

Ce doit être tentant d’être Dieu, Joseph Conrad 
Mise en scène : Gilles Chabrier

Gilles Chabrier joue et met en scène (avec l'aide de Muriel Coadou et Nathalie Ortega) cette plongée dans la nuit, qui naît moins de cette Afrique à l'atmosphère étouffante, que de son propre désarroi quant à sa relation aux autres. L’acteur extériorise avec force les angoisses qui le rongent peu à peu. La Mise en scène : les met aussi en exergue.Le travail sur les lumières et les sons rend palpable les dilemmes auxquels il est confronté, entre fascination du pouvoir et refus de l'injustice. Sur scène tout est déshumanisé. Il est entouré de machines (des magnétophones), dont les bandes magnétiques figurent les méandres du fleuve, l'enfermant comme dans un ring où l'adversaire serait lui-même. On assiste à un spectacle noir, irradié par la lumineuse interprétation du comédien.

Gillette Duroure, Le Progrès. 16/06/2007

Viens : un amour en divagation, Pessoa 
Mise en scène : Muriel Coadou

Collectif7 se fait l’interprète d’une quête amoureuse impossible.
Ce soir, on enterre Fernando Pessoa…
Avec brio, Collectif7 donne chair à toutes ces facettes d’un même individu, toutes ces personnalités contradictoires qui se bousculent en lui, qu’il tente de faire taire ou dont il devient complice en lâchant prise…

Jean Marc Juge, Le Progrès, novembre 2007

Chambre #1 Camille, d’après la correspondance de Camille Claudel
Mise en scène : Vincent Roumagnac

(…) l’intérêt de ce spectacle ne se limite pas au simple aspect biographique. De fait, il réside d’ailleurs bien davantage dans l’approche singulière qu’effectue le jeune metteur en scène du « mythe Camille Claudel ». Des procédés admirablement maîtrisés qui, à la manière d’un puzzle désordonné, reconstitue un portrait intime, en plans serrés, de l’artiste. Le résultat est saisissant.

Nicolas Blondeau-Lyon Capitale

Chambre #3 Louis, à partir de L’Echange de Paul Claudel et d’Amérique de Jean Baudrillard
Mise en scène : Vincent Roumagnac

« (…) A cent lieux d’un théâtre contemporain rentre-dedans, agressif, et souvent péremptoire dans ces affirmations assénées, voire volontiers simpliste dans ses procédés ou ses références, le travail de Vincent Roumagnac, quoique tout aussi contemporain dans son propos, résonne différemment. Y domine l’assonance d’échos assourdis, suggestifs, délicats. La franchise, le dru, le cru, le brutal n’y sont pas absent, mais comme sublimés par une réflexion et une culture, et rendus dans une esthétique de l’harmonie, qui, en douceur, avec élégance, et sans concession, capte le spectateur pour le conduire sur les chemins ardus de l’exploration intérieure.

Nelly Gabriel – Le Figaro

Chambre #4 L’Homme atlantique, d’après L’homme atlantique de Marguerite Duras
Mise en scène : Vincent Roumagnac

« (…) Le résultat est bouleversant et magnifique. Bouleversant par l’émotion qui s’en dégage. Magnifique parce que la nature de cette émotion est souvent d’ordre esthétique. La manière de montrer, fragmentaire, fugace, pleine d’imprévisible et d’inattendu, marquée d’humour parfois, offre un kaléidoscope de sensations et d’émotions. Il y a de la justesse dans cette saisie filmique du vif. Une manière d’attraper l’insaisissable. Une même approche impressionniste unit musique et images, tandis que ces dernières, par leur traitement à la fois frustre et sophistiqué, sont comme un écho à la simplicité parfois brutale, toujours complexe, de l’écriture durassienne. Des parties monologuées comme de la longue plage visuelle et musicales qu’elles enchâssent, sourd un indéfinissable charme hypnotique qui envoûte le spectateur sensible à tant de beauté, et ému par tant de douleur dans tant de douceur. »

Nelly Gabriel - Le Figaro

Chambre #5 Kostia, d’après La mouette d’Anton Tchékhov
Mise en scène : Vincent Roumagnac

“(…) Roumagnac/Kostia est un perfectionniste, un orfèvre de la mise en scène, il peaufine, attentif au moindre détail, au plus minuscule même, comme si rien n'était jamais fini.”

Le Progrès Saint-Etienne

“ (…) La Mise en scène : de Roumagnac est virtuose mêlant son et images géantes projetées. Cette approche qui conjugue la réflexion sur l'oeuvre en même temps que son interprétation recèle de nombreux moments surprenants et saisissants.”

Le Progrès Lyon

“ (…) Je ne me suis pas "ennuyée" une seule seconde durant le spectacle. J'ai parfois été ennuyée au sens de dérangée, agacée. Je me suis parfois sentie exposée, confrontée à des choses auxquelles je n'avais pas envie de l'être.
J'adore le Tchekhov du répertoire et j'ai horreur qu'on le malmène. Mais là, je dois reconnaître à la "traduction" une grande pertinence et une belle force.
J'ai bien peur que la majorité des gens soit déconcertée par l'approche et le traitement. Mais je me dis que si Roumagnac voulait la majorité de son côté, il choisirait un autre chemin. Bref, je trouve tout cela très stimulant intellectuellement et émotionnellement. Cela nous change du théâtre de la digestion et du divertissement. Et puis un metteur en scène qui regarde le public dans les yeux, et qui ne cherche pas à lui mentir, mais au contraire qui tente de lui faire partager son idée de la création avec ses maladresses et ses réussites, c'est finalement très rare. »

Nelly Gabriel.

« (…) Ce Kostia étonnant d’intelligence, cherchant à ne rien bradé de ses idées, est parfois d’une grande beauté plastique, de la noirceur d’un désir qui ne sait pas s’épanouir. » 491


Hamlet, William Shakespeare 
Mise en scène : Frédéric De Goldfiem

Hamlet régénéré ! Le mythe Shakespearien est revisité avec bonheur par le metteur en scène Frédéric De Goldfiem.
Une Mise en scène : simple et efficace…
Une vision très créative…
Etre ou n’être pas…qui sait ? Y aller ou pas ? La réponse est OUI.

Gillette Duroure, Le Progrès, 2001

«Être» est la question
Le «Collectif7» revient sur scène avec «Hamlet, l'essentiel est d'être prêt».
«Etre ou ne pas être»... Qui ne connaît pas la célèbre tirade tirée du «Hamlet» de Shakespeare. Inutile de se triturer l'esprit, «Hamlet, l'essentiel est d'être prêt» est du même acabit.

ÉPOUSTOUFLANTS

Après «Parfois il neige en avril», le Collectif7 (compagnie théâtrale dirigée par Paulo Correia, Muriel Coadou et Frédéric de Goldfiem, trois anciens élèves de la Comédie) revient à un répertoire plus classique. Et plus costaud avec une équipe de 25 personnes (contre 10 sur «Parfois...»).

C'est sous la direction de Frédéric de Goldfiem que les 18 comédiens ont pris leurs aises à l'Usine. Leur aise pour cette célèbre histoire de spectre et de vengeance. Hamlet est-il un héros ou un anti-héros?

Avec une Mise en scène : et des comédiens époustouflants, Frédéric de Goldfiem et le Collectif7 ont réussi à donner au texte de Shakespeare une autre dimension, tout aussi forte et on apprécie.

Le Collectif7 ne compte pas s'arrêter en si bon chemin avec un troisième projet en tête qui devrait être réalisé par Muriel Coadou. En fond, une histoire de cabaret. Collectif7? Une compagnie qui «est»!

Romy Ho-A-Chuck, La Gazette de La Loire, semaine du 19 au 25 octobre 2000

Parfois il neige en avril, Joao Santos Lopes 
Mise en scène : Paulo Correia

Cinq hommes blancs au look à la « Reservoir Dog » du cinéaste américain Quentin Tarentino, une jeune femme noire séquestrée et victime : Madalena, une seule scène aux allures de no man’s land dans laquelle va se dérouler une scène d’une violence inouïe.
Née du texte de l’auteur portugais Joao Santos Lopes, la pièce de théâtre Parfois il neige en Avril, aborde sans détour les formes multiples de la haine raciale des Blancs envers ceux dits « de couleur ».

Excellemment interprétée par les comédiens, la pièce joue en permanence sur la notion de temps comme pour mieux signifier l’actualité et la vérité de la scène. Le présent, le passé et le futur s’entremêlent. Ils dévoilent jusqu’où la haine peut trouver ses racines et se développer.
Qui manipule qui ?
L’hommage au cinéma est permanent…

Anne-Laure Pauget, Le Progrès, 2001

Un spectacle porté par une belle énergie par une distribution convaincante, pour l’essentiel issue de l’Ecole de la Comédie de Saint-Etienne.

Coïncidence ou pas, Paulo Correia et ses complices de Collectif7 ont choisi de montrer cette pièce au public stéphanois dans la semaine anniversaire de la Révolution des Œillets du 25 avril 1974.
Dans un décor qui rappelle l’univers des dessins d’Enki Bilal, des projections d’images et une bande son déversant ses rythmes violents, le jeune metteur en scène d’origine portugaise aborde frontalement la pièce de Joao Santos Lopes. Ses acteurs plongent dans les ténèbres avec un engagement dramatique jamais pris en défaut.…

Antonio Maffra, Affiches de la Loire, 2001

Théâtre sans animaux, Jean Michel Ribbes
Troupe de l’AFR de Saint-Romain-Les-Atheux
Mise en scène : Muriel Coadou

L’atelier monté depuis deux ans et dirigé par Muriel Coadou, comédienne, donne toute la mesure de son talent en faisant une entière confiance à sa troupe d’amateurs. Sur huit comédiens, sept n’avaient jamais foulé les planches d’une scène de théâtre. Tous originaires du plateu ils s’en sont donnés à cœur joie en délaissant la scène, pour une fusion avec le public. Les thèmes variés de leur spectacle, échelonné sur deux soirées mercredi et jeudi ont porté leurs fruits. La troupe a éprouvé les sensations des acteurs chevronnés. Un grand coup de chapeau à Djamila Bahloul, Katia Sénéclause, Marie Thérèse Spanu, Didier Bert, Michel Cartal, Denis Durieu, Laurent Monjoin, Bernard Romier

La tribune Le Progrès le 28/06/2004

Le Songe d’une nuit d’été, William Shakespeare
Mise en scène : Muriel Coadou

Mauvais somme pour belle pièce Deux ans de travail auront été nécessaires aux douze comédiens de l’atelier de théâtre de Saint-Romain-Les-Atheux afin d’arriver à bout du Songe d’une nuit d’été de Shakespeare. Ce dur labeur, a été mis en scène samedi et dimanche. Le public a répondu présent puisque les deux soirs la salle était comble. Certains ont même dû renoncer à voir la pièce. L’atelier de théâtre comporte une mixité parfaite ainsi qu’une vraie hétérogénéité d’âge. Les « élèves » ont de vingt deux à soixante cinq ans. Tous ont donné une adaptation fidèle de la pièce et ont proposé un spectacle dynamique et énergique. Loin du « mauvais somme », qui sont les derniers mots de l’œuvre, le public a pu profiter d’une adaptation drôle et rythmée du célèbre classique. Et pourtant la tâche n’était pas aisée pour les comédiens qui devaient garder les spectateurs en haleine durant plus de deux heures.

La tribune Le Progrès le 10/07/2007

L’Opéra de la lune, Jacques Mayoud et Jacques Prévert
Mise en scène : Muriel Coadou et Nathalie Ortega

La classe de CM1-CM2 de l’école Jules-Ferry de Meyzieu a charmé son auditoire durant les quatre représentations de son « Opéra de la lune » à l’Espace Poperen…
C’est l’ovation méritée pour un travail qui a demandé pratiquement une année.

F.A., Le Progrès, 2003

Au plaisir du livre
Mise en scène : Muriel Coadou

La Compagnie Collectif7 a donné le coup d’envoi de la saison culturelle de FARE lors de l’anniversaire des 20 ans de la création de la bibliothèque municipale […] les quatre compères occupaient tout l’espace de la Maison de la commune d’une manière originale et parfois déroutante.
Chaque texte comportait une Mise en scène : particulière à l’aide d’accessoires qui apparaissaient parfois loufoques sortis de leur destination première comme cette lecture lumières éteintes avec un casque de spéléologue.
A plusieurs reprises, Collectif7 souleva les applaudissements nourris des spectateurs grâce à des interprétations pleines de conviction jouées de manière magistrale. L’ouverture de la saison FARE a été réussie.

Octobre 2002

Morceaux choisis de la littérature
Les Foréziens ont été conviés à un spectacle original.
L’ouverture du spectacle est musicale : accordéon, flûte traversière, saxophone et guitare introduisent la soirée comme pour créer une ambiance de fête médiévale ou de spectacle de rue…le spectateur s’est laissé captiver
Humour et émotion
Les quatre artistes, issus de la comédie de Saint-Etienne, se sont montrés particulièrement talentueux et ont su faire partager leur amour des textes…

La Tribune-Le Progrès

Livrons-nous à l’ivresse
Mise en scène : Frédéric De Goldfiem

Ambiance feutrée pour alcools littéraires
Soirée d’ivresse à la médiathèque
Une représentation plutôt atypique. Une nouvelle fois l’établissement a prouvé son dynamisme et sa capacité d’innovation
Ici, pas de prétention élitiste : le plaisir de l’esprit ne rime pas avec un intellectualisme abstrait.

A.R.G. La Tribune-Le Progrès